· 5 min · Par Équipe technique PNS
Ce qui a changé en juin 2026 : la fin de la prime
Jusqu'au printemps 2026, une prime à l'autoconsommation (dite prime à l'investissement) était versée par EDF OA aux particuliers installant des panneaux solaires en autoconsommation avec vente du surplus. Son montant dépendait de la puissance crête installée (kWc) et baissait à chaque arrêté tarifaire trimestriel.
L'arrêté tarifaire S21 du 1ᵉʳ juin 2026 (applicable le 5 juin 2026) a mis fin à ce régime : la prime à l'autoconsommation est supprimée pour tout nouveau raccordement dont la demande est déposée à partir du 4 juin 2026. Concrètement, un projet résidentiel ≤ 9 kWc lancé aujourd'hui à Aulnay-sous-Bois ne bénéficie plus d'aucune prime à l'investissement EDF OA.
Dans le même mouvement, le tarif de rachat du surplus est devenu marginal : il s'établit autour de 1,1 c€/kWh (≈ 0,011 €/kWh), garanti 20 ans avec une indexation d'environ +2 %/an. Autrement dit, revendre son surplus ne rapporte quasiment plus rien. La revente n'est plus un argument économique.
Le vrai levier 2026 : l'autoconsommation, pas la prime
Avec la disparition de la prime et un rachat de surplus marginal, la rentabilité d'un projet solaire ne repose plus sur les aides ni sur la revente, mais sur une seule logique : consommer soi-même un maximum de l'électricité produite. Chaque kWh autoconsommé évite l'achat d'un kWh au réseau, facturé autour de 0,25 €/kWh et appelé à augmenter avec les tarifs EDF.
L'écart est sans appel : un kWh autoconsommé vaut environ 0,25 €, contre 0,011 € s'il est revendu. C'est pourquoi on dimensionne désormais l'installation au plus près des besoins réels du foyer, et l'on conseille fréquemment une batterie de stockage pour relever le taux d'autoconsommation de 30-45 % (sans batterie) à 60-80 % (avec batterie).
Les aides qui restent en 2026
Si la prime à l'autoconsommation a disparu, deux dispositifs restent de vrais avantages et doivent guider le projet :
- TVA réduite à 5,5 % : maintenue pour le résidentiel ≤ 9 kWc, sous réserve d'un gestionnaire d'énergie (EMS) et de modules certifiés, posés par un installateur RGE QualiPV comme PNS
- MaPrimeRénov' : réservée au solaire thermique et au ballon thermodynamique (production d'eau chaude), et non au photovoltaïque pur
- Crédit d'impôt borne IRVE (75 %, jusqu'à 500 €) si vous couplez une recharge de véhicule électrique, et éco-PTZ pour un bouquet de travaux
Conditions d'éligibilité à la TVA 5,5 % et au raccordement
Pour bénéficier de la TVA réduite à 5,5 %, l'installation doit respecter plusieurs critères : recours à un installateur RGE QualiPV comme PNS, puissance ≤ 9 kWc, présence d'un gestionnaire d'énergie (EMS) et modules certifiés. Sans la qualification RGE, ni la TVA réduite ni les aides MaPrimeRénov' liées au solaire thermique ne sont accessibles.
Le système fonctionne en autoconsommation : l'électricité produite est consommée en priorité sur place, et le surplus éventuel est injecté sur le réseau Enedis (mesuré via le compteur Linky en mode production) au tarif de rachat marginal S21. Les modules certifiés sont requis dans le cadre du dispositif.
L'installation doit obtenir une attestation de conformité Consuel avant la mise en service. Ce document, transmis à Enedis, déclenche la convention CRAE (Contrat de Raccordement, d'Accès et d'Exploitation) et l'éventuel contrat EDF OA de rachat du surplus.
Exemple concret : 6 kWc sur une maison à Aulnay-sous-Bois
Prenons le cas d'un pavillon des années 80 dans un quartier pavillonnaire d'Aulnay-sous-Bois, équipé de 14 modules de 430 Wc orientés plein sud, inclinés à 30°. La puissance installée est de 6,02 kWc.
Avec un productible moyen de ~1 050 kWh/kWc/an en Seine-Saint-Denis (donnée PVGIS pour l'Île-de-France), la production annuelle attendue avoisine 6 300 kWh. Sous le régime S21, ce projet ne perçoit aucune prime à l'autoconsommation et le surplus injecté n'est racheté qu'à ~0,011 €/kWh : l'intérêt vient donc de l'électricité autoconsommée, valorisée à ~0,25 €/kWh évité.
L'avantage fiscal réel reste la TVA réduite à 5,5 % sur l'installation (résidentiel ≤ 9 kWc avec EMS), qui réduit sensiblement le coût posé par rapport à une TVA pleine. C'est, avec l'autoconsommation maximisée, le cœur de la rentabilité aujourd'hui.
Démarches : qui s'occupe de quoi ?
Lorsque vous confiez le projet à PNS, nous prenons en charge la quasi-totalité des démarches : déclaration préalable de travaux en mairie de Aulnay-sous-Bois, demande de raccordement Enedis, dépôt de la convention CRAE auprès d'EDF OA, organisation du passage du Consuel et déclaration en préfecture si l'installation dépasse 36 kWc.
Le propriétaire conserve trois étapes obligatoires : la signature du devis, l'autorisation d'accès au compteur pour Enedis et la validation finale du dossier d'aide. Comptez en moyenne 3 à 5 mois entre la signature et la mise en service, dont 6 à 12 semaines pour le seul raccordement Enedis sur le secteur de Aulnay-sous-Bois.
ROI et rentabilité réelle d'une installation à Aulnay-sous-Bois
Pour une installation 6 kWc à Aulnay-sous-Bois, l'économie annuelle provient désormais presque exclusivement de l'autoconsommation (le kWh évité à ~0,25 €), le surplus injecté ne rapportant que ~0,011 €/kWh. Elle se situe entre 750 € et 1 300 € selon le taux d'autoconsommation atteint (30-45 % sans batterie, 60-80 % avec batterie). Le retour sur investissement réaliste se situe entre 8 et 12 ans pour un devis posé compétitif (TVA 5,5 % incluse), avec une garantie de production des modules de 25 à 30 ans.
Pour aller plus loin sur le dimensionnement et l'optimisation de la production, consultez notre guide sur l'autoconsommation à Aulnay-sous-Bois et notre simulateur de devis solaire intégré au site. L'équipe RGE QualiPV de PNS reste disponible pour étudier votre projet, y compris à proximité d'un monument classé (périmètre ABF spécifique).
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